Seneclic

De Mame Birame Wathie

Vos menaces, tentatives d’intimidation et de diabolisation ne m’ébranlent absolument pas. Vous perdez votre temps.

La voie que je n’ai pas choisie mais sur laquelle Dieu m’a mis, personne, rien ne peut m’en écarter.

Renseignez-vous auprès des Diourbellois. Arriver à l’UCAD a été un miracle. Avant 18ans, au collège, je tenais des AG et me faisais déjà traquer par police et gendarmerie.
Vous pensez probablement que c’est à Wal Fadjri que j’ai commencé à dire que le Sénégal n’est pas indépendant. Quand vous alliez jouer au football ou draguer des filles, je lisais des livres. Allez demander à mes professeurs d’histoire-géographie à combien de reprises ils m’ont exclu parce que je refusais de cautionner leur approche de la mondialisation taillée sur mesure pour exploiter davantage l’Afrique. C’est vous qui êtes surpris mais pas mes anciens camarades de classe qui doivent sans doute se dire : bon sang, il ne changera donc jamais.

Je ne changerai pas parce que je n’ai pas choisi, sinon, qui sait, j’aurais fait comme cet ami pour qui je corrige beaucoup de documents et qui touche dix fois plus que mon salaire. Il m’a supplié d’arrêter de dire la « vérité pour des Sénégalais qui n’en ont rien à faire».
Je ne peux arrêter, je suis ainsi fait. Si vous voulez me l’imposer, allez au-delà des menaces. Les filatures, les appels masqués, les lettres anonymes… ne servent à rien. Les nervis et les complots de ripoux ne me font pas non plus peur. Celui qui m’a ainsi façonné, veille aussi sur moi. Votre imagination ne peut comprendre à ce quoi j’ai survécu.

Mon seul regret, c’est de n’avoir vu le jour du temps de Lat Dior et de Serigne Touba.

 

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