Seneclic

Donnez-lui du Doliprane” : elle meurt du Covid malgré plusieurs appels au Samu

Une jeune femme de 19 ans, souffrant de comorbidités, est décédée d’une forme foudroyante de  Covid-19 en seulement trois jours. Et ce malgré trois appels de sa famille au Samu qui leur a répondu par deux fois de lui “donner du Doliprane”.

e Samu a-t-il tardé à réagir ? La famille de Cynthia (*), une jeune femme d’Evry-Courcouronnes dans l’Essonne en est persuadée et a déposé plainte pour “non-assistance à personne en danger” et “homicide involontaire”, rapporte Le Parisien.

Agée de 19 ans, la jeune femme, souffrant de comorbidités et d’une bronchite, est décédée en seulement trois jours d’une forme foudroyante de Covid-19, dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 mai dernier, en dépit de trois appels au Samu en trois jours au cours du week-end du premier mai.

Pire, alors que son état empirait, qu’elle vomissait du sang, avait 40 °C de fièvre et peinait à tenir debout, par deux fois,  deux opérateurs différents du Samu se sont contentés de conseiller à ses proches de lui “donner du Doliprane“.

“Le maximum n’a pas été fait”

Le Samu a fini par dépêcher une ambulance à son domicile dans la nuit du 2 au 3 mai. Mais la jeune femme décédera finalement de “lésions pulmonaires” et d’un manque d’oxygène, selon les résultats de l’autopsie.

“Elle n’aurait peut-être pas survécu, mais le maximum n’a pas été fait“, estime une source proche du dossier, citée par Le Parisien. “Est-ce dû à un manque de moyens ? La peur d’intervenir sur du Covid ? C’est impardonnable. On peut être fatigué, en avoir marre d’intervenir, mais on ne peut pas être au Samu et faire son métier à moitié.”

Une enquête en “recherche des causes de la mort” a été ouverte par le parquet d’Evry-Courcouronnes et confiée à la sûreté urbaine d’Evry-Corbeil. Une enquête interne a aussi été diligentée au sein du Samu.

commenter

Restez connectés

Ne ratez aucune nouvelle publication...

Seneclic

GRATUIT
VOIR