Seneclic

Quand la Covid-19 fait gagner en lits et en CTE les hôpitaux du Sénégal

La gestion de la Santé publique a connu beaucoup d’améliorations et donné lieu à des réalisations tant physiques que techniques à la faveur de la Covid-19. Une maladie nouvelle, contagieuse et ravageuse qui a suscité chez le ministre de la Santé et de l’Action Sociale une réaction énergétique pour assurer une sécurité optimale au personnel hospitalier, aux patients et à l’environnement des soins. Une guerre sans merci avec un ennemi invisible commença, avec des batailles multiples, «des vagues incontrôlables».

À la date du 02 mars 2020, première apparition de la Covid-19 et début de la première vague, il n’existait qu’un seul Centre de traitement des épidémies communément appelé CTE à l’hôpital de Fann, avec une capacité de 12 lits, dont 2 avec oxygène pour la prise en charge des cas.
Les jours suivants charriaient de plus en plus de cas. Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, face aux ravages du virus dans les autres pays déjà touchés, a affronté le défi de la prise en charge des malades de la Covid-19 et de la continuité de l’offre de soins aux autres Sénégalais qui en ont besoin. Avant la fin du mois de mars 2020, 13 autres CTE ont été progressivement installés sur tout le territoire national, soit une capacité de 238 Lits.
En mai 2020, la capacité litière a évolué jusqu’à 1646 lits installés dans les 22 sites hospitaliers et les 2 sites extra-hospitaliers (Toscana et Darou Marnane).
En ce qui concerne la réanimation, le ministère a atteint, en plus des 2 lits d’oxygène (qui ont été secondairement transformés en lits de réanimation avec le renforcement des équipements de réanimation du CTE de Fann), 54 lits de réanimation répartis entre Dakar et les régions (lits de réanimation complets conformes aux standards internationaux: respirateurs, pousses seringues, moniteurs de surveillance…).
Chaque CTE était accompagné à la fois d’une unité de Dialyse Mobile et, pour les besoins en imagerie, d’une radiographie simple avec mise à disposition de radios mobiles. De ce fait, les scanners se faisaient à Fann pour Dakar et dans les hôpitaux régionaux avec des protocoles normalisés bien élaborés pour permettre l’utilisation des scanners sans risque de contamination.
Alliant l’avis des experts en Santé publique et sa détermination à protéger les populations contre cette pandémie, le ministre de la Santé et de l’Action Sociale a instruit, pour les cas de Covid en situation d’urgence chirurgicale ou obstétricale, qu’ils soient pris en charge à l’hopital Le-Dantec, de même que pour les cas Covid avec insuffisance rénale et pour les femmes positives qui devaient accoucher.
En septembre et octobre 2020, malgré la baisse progressive du nombre de cas, la deuxième vague nous guettait avec la reprise des activités et habitudes quotidiennes. Malgré tout, cette première vague nous a fait totaliser 15 CTE avec 92 lits installés dans les hôpitaux à Dakar et 336 lits dans les régions.
En novembre-décembre 2020, la recrudescence des cas a fait passer le nombre de CTE à 23 pour 602 lits répartis en 225 lits simples et 377 lits dédiés à la prise en charge des cas sévères, rien que durant cette période.
À ce jour, avec la troisième vague, le système de Santé fait fonctionner 25 CTE, avec 5056 lits en dehors des 594 lits dédiés à la prise en charge des cas de Covid-19. Comme quoi la Covid-19 peut être considérée en partie comme un mal salutaire pour la Santé publique sénégalaise, au regard du nombre de plateaux médicaux installés un peu partout dans le pays par la force des vagues qui n’ont pas encore fini de nous surprendre.

 

 

Sophie Seneclic

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